lundi, mars 07, 2005

Un cadeau de Marie...

Encore une fois, tiré de La Carneceria 07/03/05"
Un magnifique cadeau que m'a fait marie...


promenade dans une liberté (marie n'existe peut-être pas)

je existe vraiment ici
il est vous si vous le voulez
ce que ces mots donnent
qui permet de voir
miroir
dans lequel on peut entrer
plus vaste encore
que d'où on vient

écrit par marie à 21:27

3 Comments:
Bertrand a écrit...

Oh Marie existe...
Mais ici , les miroirs sont infinis...

Galerie d'ombres et de lumières
à la fois vraies et fausses...
Saisir au vol des fractions d'image...

Décidément le virtuel ne me va pas
9:25 AM

marie a écrit...

il y a parfois des inconnus
qui sans nous connaître
arriventpar hasard peut-être
ou pas
arrivent tombent sur
un point précis de notre âme
sans l'avoir voulu ou cherché
là où des gens ont chercher en vain à comprendre
là où certains n'ont jamais même pu sentir ce qu'il y avait dans
nos propres profondeurs
dans le hasard des vies
des chemins et des regards
il y a des rencontres comme ça,
toute simples spontanées, naturelles
des évidences
qu'il y a parfois des choses simples dans cette vie de secousses
que tout n'est pas démêlées secrets guerres incohérences limites
non, il y a aussi des choses simples
et pourtant riches
comme la lumière du matin, un fruit, la nudité, rire aux éclats
et il y a des rencontres qui sont exactement comme ça
l'amitié n'est pas exigeante
en ce qui concerne la forme
elle peut prendre des formes étonnantes et inattendues

bertrand
cher ami inconnu
merci
12:11 PM

Bertrand a écrit...

À moi maintenant de te remercier Marie...

D'abord pour ces derniers mots
si joli cadeau inattendu
qui me touche au delà
de ce que les miens pourraient en dire...

Et pour tout tes autres
avec lesquels souvent
je me plais à danser,
me servant de tes pas
pour en inventer d'autres...

4:11 PM
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vendredi, février 25, 2005

Ciao

(Échange sur les rives de La Carneceria 25/02/05"

Marie:

Jour d'horizons

permettez-moi de vivre
les mots
sont éparpillés
dans l'espace
entre la chair et le souffle
ne plus écrire
jamais

tournoyerdans l'abondance
ce que la lumière est
qui ne pourra jamais s'écrire
mieux qu'elle le fait
dans le jour

sans mots
ne plus rien dire
seule laisser aller
la vie
parfaitement libre

ciao

______________

Bertrand:

Vis Marie.

Vis.

Sans permission aucune,
autre que la tienne.

Si les mots emmurent
le souffle entre ta chair
et ta lumière

Vis.

Tournoies
dans ce qui ne peut être écrit
éparpillée de sensations
et de parfait.

Seule la liberté
saura te dire
si tu sais laisser aller.

Un jour,
si l'abondance à son tour
ne sait plus dire,
si les mots redeviennent nécessaires
ce ne sera pas
la fin de l'horizon.

Seulement le devenir
d'un nouvel espace.

Où les mots ne seront ni tout,
ni rien.

Seulement et enfin
toi-même.
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jeudi, janvier 20, 2005

Ramassé un soir

La Souris:

S'il fallait que je déteste tout ce qui me rappelle mes anciens amours, je devrais détester: les Firebird, Nick Carter, le logo "recyclable", le logo de Nike, les Honda Civic, les pantalons Cargo, Gollum, les autobus de la ville, The Fast and The Furious, les singes, les casquettes, les snowboards, le thé glacé, les chaussures de skate, les boxer carrelés, les furets, le Stade Olympique, Adam Sandler, le billard, le baby-foot et même le B...

La réponse:

C'est pas si mal.
Maintenant que tu as décliné la liste Wall-Mart des insignifiances de ce monde, il te reste un tas de belles choses à lier avec de futurs amours.

Tsé genre comme:

Les verres soufflés de Venise
La 9ieme de Beethov
La Joconde
Les fjords de Norvège
Les toiles de Cézanne
Les plateaux de fruits de mer de chez Bofinger
La traduction du mot arabe "Nour"
Les dunes du Havre-aubert
Le Marais un lundi matin férié
Clair de Femme de Costa-Gravas
Le prophète de Gibran
Quelques orchidées
Un marc dégusté sur son propre terroir
L'odeur de la mer au bord d'un désert
L'annonce du prochain vol
Un vendeur dans un soukh
Un jambon-beurre sous la Tour Eiffel
N'importe quel troquet de Barcelone
Les vagues de Lomé
Les lionfish de la Mer Rouge
Massada
Les canaux d'Amsterdam
Un bayou de Louisiane
Une Trabant qui passe un Mur
Le square du Vert Galant au mois d'Août
Le balcon de Juliette à Vérone
Abou Simbel
Un renard trempé qui mange une tranche de pain sur une plage
Ursula Andress à l'Élysée
Une mandarine cueillie dans un champ qui goûte le fruit congelé
Un verre de champagne offert par le mafiosi du village
La première affiche déchiffrée dans un alphabet étranger
La mer qui court sous le filet de l'étrave où tu es suspendu (e)
La première feuille qui chante au mois de mai...
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mardi, janvier 04, 2005

Au fil des jours, vos plus beaux mots... Que je garde parce que vous les avez fait miens..

marie a répondu...

certaines personnes ont le regard tellement nu

à toucher de si près
de telles profondeurs
de tels abîmes
de telles cimes
la beauté
il arrive parfois qu'on s'y engouffre
tout entier aspiré
par cette beauté

devenir lumière
parmi la lumière


______


Judith a répondu...

Nul amour
N'est plus grand
Que le geste
D'Attendre

La femme
Est un secret
Que l'homme
A peur
D'entendre

Gilles Vigneault

________


Judith a répondu...
Est-ce pour elle
Absente
Qui ne viendra jamais
Que tu m’as mordu les seins
Éraflé le ventre
Chatouillé le cou
Sucé le dos
Effleuré les lèvres
Labouré le ventre
Pétri ma langue
Repris mes maux
Corrigé mes mots
Vampirisé mon âme autrefois fuyante
Jusqu’à ce que mon regard
Accepte
S’intéresse
Pénètre alors le tien
Qui se détourne vers là-bas
Est-ce pour elle
Absente
Qui ne viendra jamais ?

________

Catherine a dit...

Silence
Touchée
Voilà
Méditation

________

Catherine a dit...

(À propos de Paris)

Je l’aimais coupable, enfant bâtarde. Je la visitais seule, de mes regards violeurs. Je lui faisais de l’amour de lentille. Tout m’y semblait naturel, l’odeur répugnante du métro, les gens qui sourient ma différence, les ambulances qui sifflent avec un accent. Mais quelquepart, dans les ronds-points solitaires, dans les ruelles pleines d’histoire, dans les dédales des métros, surtout le soir, Paris était pleine de fantôme, enceinte de ce que je ne sais pas dire.
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