Au fil des jours, vos plus beaux mots... Que je garde parce que vous les avez fait miens..
marie a répondu...
certaines personnes ont le regard tellement nu
à toucher de si près
de telles profondeurs
de tels abîmes
de telles cimes
la beauté
il arrive parfois qu'on s'y engouffre
tout entier aspiré
par cette beauté
devenir lumière
parmi la lumière
______
Judith a répondu...
Nul amour
N'est plus grand
Que le geste
D'Attendre
La femme
Est un secret
Que l'homme
A peur
D'entendre
Gilles Vigneault
________
Judith a répondu...
Est-ce pour elle
Absente
Qui ne viendra jamais
Que tu m’as mordu les seins
Éraflé le ventre
Chatouillé le cou
Sucé le dos
Effleuré les lèvres
Labouré le ventre
Pétri ma langue
Repris mes maux
Corrigé mes mots
Vampirisé mon âme autrefois fuyante
Jusqu’à ce que mon regard
Accepte
S’intéresse
Pénètre alors le tien
Qui se détourne vers là-bas
Est-ce pour elle
Absente
Qui ne viendra jamais ?
________
Catherine a dit...
Silence
Touchée
Voilà
Méditation
________
Catherine a dit...
(À propos de Paris)
Je l’aimais coupable, enfant bâtarde. Je la visitais seule, de mes regards violeurs. Je lui faisais de l’amour de lentille. Tout m’y semblait naturel, l’odeur répugnante du métro, les gens qui sourient ma différence, les ambulances qui sifflent avec un accent. Mais quelquepart, dans les ronds-points solitaires, dans les ruelles pleines d’histoire, dans les dédales des métros, surtout le soir, Paris était pleine de fantôme, enceinte de ce que je ne sais pas dire.
certaines personnes ont le regard tellement nu
à toucher de si près
de telles profondeurs
de tels abîmes
de telles cimes
la beauté
il arrive parfois qu'on s'y engouffre
tout entier aspiré
par cette beauté
devenir lumière
parmi la lumière
______
Judith a répondu...
Nul amour
N'est plus grand
Que le geste
D'Attendre
La femme
Est un secret
Que l'homme
A peur
D'entendre
Gilles Vigneault
________
Judith a répondu...
Est-ce pour elle
Absente
Qui ne viendra jamais
Que tu m’as mordu les seins
Éraflé le ventre
Chatouillé le cou
Sucé le dos
Effleuré les lèvres
Labouré le ventre
Pétri ma langue
Repris mes maux
Corrigé mes mots
Vampirisé mon âme autrefois fuyante
Jusqu’à ce que mon regard
Accepte
S’intéresse
Pénètre alors le tien
Qui se détourne vers là-bas
Est-ce pour elle
Absente
Qui ne viendra jamais ?
________
Catherine a dit...
Silence
Touchée
Voilà
Méditation
________
Catherine a dit...
(À propos de Paris)
Je l’aimais coupable, enfant bâtarde. Je la visitais seule, de mes regards violeurs. Je lui faisais de l’amour de lentille. Tout m’y semblait naturel, l’odeur répugnante du métro, les gens qui sourient ma différence, les ambulances qui sifflent avec un accent. Mais quelquepart, dans les ronds-points solitaires, dans les ruelles pleines d’histoire, dans les dédales des métros, surtout le soir, Paris était pleine de fantôme, enceinte de ce que je ne sais pas dire.

0 Commentaires:
Publier un commentaire
<< Retour au site principal...